Autour du Lac d’Esparron

Esparron-de-Verdon (04)

02  /  03  /  2025

 

Encore une super journée pour les 24 randonneurs et Tchoupi et Perle qui encadrent le « troupeau » !!

Le village d’environ 400 habitants a été transformé par la création en 1967, par EDF, du lac de 328 ha. Il résulte du barrage en terre dit de Gréoux, a nécessité 850 000 m3 de matériaux. Sa  profondeur au droit du barrage est de 55 m, la contenance en eau de 80 millions de m3.

Le village présente 3 parties : « Lou Vière » autour du château, le quartier des Fontaines plus récent (à partir du 17ème) , et le hameau du Port qui a vu le jour après la création du lac. Nous nous dirigeons vers Vière et le château et son donjon,

La tour carrée date du XIIIe, dans le but de surveiller le Verdon, elle percevait des péages sur le passage des hommes et marchandises qui traversaient au débouché des basses gorges. Le château est classé MH. Propriété des Baux au XIIe, passa 100 ans après aux mains des Castellanne qui en sont toujours propriétaires après 32 générations.

De maison forte il devient résidence au 15ème et 18ème siècle. Bâtiments construits autour d’une cour fermée, terrasse avec vue sur d’anciens jardins et allée majestueuse de platanes.

Privé, ne se visite pas. Mais : le comte Bernard et Charlotte-Anne de Castellane y vivent, l’ont restauré et proposent des chambres d’hôtes et meublés.

Devant,  la  fontaine prestigieuse accolée à l’enclos seigneurial : elle subvient aux besoins du seigneur et de sa maison ; tournée vers la rue, elle sert aussi de fontaine publique à laquelle les habitants de cette partie du village venaient s’approvisionner.

Sur la gauche, le lavoir, à l’opposé de la fonction ostentatoire de la fontaine, est construit à l’écart du château et dissimulé derrière un mur, préservant à la fois l’intimité des lavandières et le prestige du lieu.

Nous empruntons ensuite le chemin de la Tuilière. Notre parcours est en partie celui du sentier botanique aménagé, jalonné d’une grande diversité floristique : chênes verts, pins, buis, genêts, érables champêtre et de Montpellier, genévriers oxycèdre (cade) et de Phénicie (le même, sans aiguilles), pistachier térébinthe, fritillaire, anémone hépatique, orchis en début de floraison ….  Richesse floristique qui vaut à Esparron d’être en Natura 2000 et en ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Floristique et Faunistique).

Un arrêt au bord du lac au niveau du pont coupé. Esparron est situé sur un chemin de transhumance et les troupeaux d’Arles, depuis la Crau, traversaient le Verdon pour rallier leurs pâturages d’estive, dans les Préalpes. La riche communauté d’Arles y fit édifier un pont en 1725 pour permettre le passage de ses troupeaux. Long de 50 mètres et constitué de trois arches, il a permis aux bêtes et aux gens, pendant près de deux siècles et demi, de passer le Verdon à pied sec. Submergé par le lac depuis 1967, il dort, intact, sous ses eaux et s’est depuis vu qualifier de « pont coupé », alors que c’est le passage qui l’est.

 

Remontée vers le chemin de la Séouve, laissant au passage des traces au sol d’anciennes charbonnières. Le charbon de bois fut exploité à Esparron jusqu’à la 1ère guerre mondiale.

Nous redescendons et nous installons pour la pause déjeuner dans la « salle à manger »  au bord du lac à la couleur vert émeraude due la présence dans l’eau de fluors et de microalgues et d'argile pour devenir turquoise.  

Après le repas, remontée un peu raide, puis un diverticule pour un beau point de vue sur les falaises, avec pour certains un retour en mode « sanglier ».

A partir du plateau et des champs de lavande, retour au village.

Merci à Brigitte et Patrick pour nous avoir concocté cette rando rafraichissante.

 

 

Sabrina