Le tour de la Birouette

18 / 03 / 2025

 

A l’appel d’Alain, 21 randonneurs se retrouvent, parking de Salagon à Mane, pour partir à la découverte d’une boucle, traversant, puis longeant un temps le petit affluent de la Laye. La Birouette, c’est son nom, suscite pas mal d’interrogations sur l’origine de ce nom. André C. toujours précis dans ses explications, nous dit que ce mot provient du vieux français, lui même issu du latin (of course), et il signifie « brouette » agrémenté du « bi » car s’agissant d’une brouette à deux roues. Cette appellation se retrouve d’ailleurs dans d’autres régions de l’hexagone sous le vocable de « berouette ». Le débat est clos… enfin pas tout à fait nous le verrons plus tard, car il y a peut être d’autres définitions possibles !

 

Le petit chemin que nous empruntons traverse des terres argilo-calcaires très pauvres. Très vite nous franchissons la Birouette (on se demande bien ce qu’une brouette pouvait faire en ces lieux!), eau rare mais d’une limpidité absolue. Le ruisseau est à sec une partie de l’année.

Nous rentrons dans le vif du sujet ; Alain en tête nous emmène à travers garrigue et chênes certes petits, tourmentés, mais vivaces et je dirai même têtus. En effet il en faut de la pugnacité, dans notre belle région, pour ainsi défier la nature du sol.

 

Nous quittons la proximité des chênes pour longer un bois de pins noirs, résultat d’un reboisement. Sans remonter à 1797 époque à laquelle Fabre posait déjà le problème de la désertification des sols causant moult problèmes à la population et à certains territoires, des lois ont été votées au XIXe siècle, pour reboiser les territoires impactés. Pour ne citer que quelques chiffres l’État a acquis en 1860, 93 000 hectares de terrains destinés au reboisement. Le reboisement que nous longeons doit dater des années 1950.

 

Toujours en direction des Hautes plaines nous arrivons sur un espace dégagé, suite à une coupe pratiquée il y a quelques années. Nous retrouverons nos maigres chênes dans seulement 60 ans : rendez-vous est pris.

 

Lucien donne à son tour sa théorie (il en a toujours une) sur le mot « birouette », qui a glissé vers « biroute » dans notre argot bien français. C’est le nom donné à l’organe génital masculin de grande taille (la birouette étant….). C’est aussi l’instrument qui indique la direction du vent et donne une estimation de sa vitesse ; vous voyez ce que cela peut représenter par grand vent ! Enfin en argot polytechnicien c’est une saucisse chaude insérée dans un morceau de pain (instant de pure poésie).

 

La randonnée se poursuit en traversant la Crau chétive, parcelle ainsi dénommée pour la pauvreté du sol qui permettait la pousse d’un maigre fourrage et aux moutons de paître.

 

Enfin, quittant le bois, nous débouchons sur un espace ouvert avec une vue magnifique sur la chapelle de Châteauneuf, la fin du Luberon oriental et le rocher de Volx, le panorama sur Mane, Forcalquier et les alentours. Enfin pour parfaire le tableau et en toile de fond, les pré alpes du Sud, Cheval blanc, l’Estrop, Lure et toutes ces chères collines qui nous entourent.

 

Puis c’est le dernier tronçon de notre belle randonnée en traversant à nouveau par deux fois la Birouette, comme une vraie gourmandise.

 

Merci à Alain pour cette belle découverte ou re-découverte par ces jolis petits sentiers dont tu as le secret et que tous les participants plébiscitent.

 

Marche : 3h30

Dénivelée : 370 mètres

Distance parcourue : 10 km.

 

 

L.M